La Base

ALQaeda ( القاعدة al-Qā’ida, « la Base »)

Disclaimer(de) : ces concepts ont tous été déposés et leur utilisation ne peut se faire sans autorisation de PassionToilettes.

Clean-as-You-Go: inspiré du pay-as-you-go de nos voisins de la perfide Albion, le CYG© a été popularisé par les marocains en France à partir des années 2010. Le CYG© est un outil des plus controversés qui divise les chercheurs.Méthode : il s’agit de tirer la chasse plusieurs fois sans attendre la fin de l’acte. Ainsi, un même dépôt peut amener plusieurs flush.

Not my war : SEP ( someone else’s problem). Initié dans l’Ouest parisien et ses grands centres d’affaire, le SEP est un classique du genre consistant à allez déposer votre contribution à un étage différent de celui auquel vous êtes rattachés.

The ODK, Opportunist Door Knocker : vous l’avez tous vécu au moins une fois dans votre vie. Confortablement installé dans l’atrium des désirs, vous démoulez avec empoigne sur un air de Georges Brassens ou Nougaro. Soudain, des bruits de pads lourds se font entendre et un individu tente d’ouvrir votre porte créant ainsi un sentiment de peur irrationnelle (en théorie vous avez fermé la porte avant d’embarquer dans le vaisseau mère(de)). Un stress inexpliqué peut vous pousser à couper la crotte au plus vite. L’opportunist door Knocker est un personnage détestable ; en effet lorsque votre facilité ne dispose pas de porte manteau, vous avez certainement pris pour habitude d’accrocher votre veste pure laine à la poignée des toilettes, l’ODK par son empoigne l’a fait très souvent tomber sur le sol de la cahute.

Le No Limit : situation dans laquelle l’usage de papier ne suffit plus à nettoyer convenablement votre fissa. Comme dirait Joey Starr, « quand yen a plus yen a encore ». Se tourner alors vers les techniques venues de l’orient (main gauche et eau).

Monday morning deposit : le  MMD consiste à honorer les 5m2 le lundi matin en arrivant au boulot, histoire de bien commencer la semaine. Selon le week-end passé (rentré chez maman ou bouffe de merde et alcool), le MMD peut être plus ou moins sévère. Mais, il ne faut pas le négliger car il pose les bases d’une nouvelle semaine. Généralement on reconnaît un adepte du MMD© à son absence lors du traditionnel café du lundi matin ou lorsqu’il sifflote dans les couloirs sans raison (cas d’école, nous reviendrons plus tard sur les « siffleurs »). Le MMD, lorsqu’il est sévère, peut être très mal perçu par la hiérarchie. Des « putains mais dès le lundi quoi » et autre « nan mais tu te réserves pour les chiottes du bureau ou quoi? » sont le genre de skuds qui peuvent être lancés par les collègues. Faites donc très attention et pensez à arriver plus tôt le lundi matin.

Floating Bed : le FB est une tactique inspirée des toilettes à l’allemande permettant à votre prose de ne partir dans l’eau directement mais de faire un détour par un purgatoire avant de quitter les cieux une fois la chasse tirée. Cette technique classique se caractérise par l’utilisation d’une feuille de papier replié (schéma à venir) dans le fond de la cuvette afin d’éviter un splash très désagréable lorsque vous poussez pour celle d’après. Le FB est le concept de base à maîtriser en entreprise, une fois encore il est nécessaire de reconnaître que seuls certains n+ se passent de cette technique.

 Protective Sheets : utilisation très répandue dans les toilettes d’entreprise, quasi-indispensable, sauf pour les plus téméraires, qui consiste à détourer la cuvette avec le saint papier afin afin d’éviter tout contact entre notre sujet et cette dernière. Attention au risque de bouchage des chiottes et de chutes des PS durant l’action d’essuyage.

Leffe Tuesday consequences : le LTC est souvent liquide, douloureux, odorant et bruyant. C’est le caca de lendemain de mardi Leffe, connu des habitués et qui a tendance à tutoyer le Vulcano.

Le vulcano : très populaire en Albion, ce caca est composé de beaucoup de gaz, qui sous pression, fait explose selon la loi de Boyle-Mariotte les quelques particules se rapprochant plus du liquide que du solide. Il en résulte une projection de type slaughter qui peut parfois remonter plus haut encore que le point d’expulsion, les scientifiques travaillent encore pour en trouver l’explication.

Whipping effect : devant l’irrationalité et le sentiment d’injustice que provoque l’apparition du mal se pose souvent la question : A qui la faute ? Cette interrogation relève davantage d’une recherche synallagmatique d’une illusion de sécurité à travers la désignation d’une victime émissaire que d’une réelle quête de la culpabilité ou même de la responsabilité, si tant est qu’il y en ait une. La question devient alors : Qui porte la faute ? En effet, qui porte le péché en tendant l’autre joue ? C’est tout l’enjeu du Whipping effect. Le Whipping effect implique 4 vecteurs : le coupable, le délateur, la victime émissaire (le bouc émissaire pour parler plus trivialement) et les masses, influençables qu’elles sont (relisez Hannah Arendt). Le Coupable est l’élément déclencheur de la crise, c’est lui, qui, par son étron et surtout les pets le précédent (là encore le débat est ouvert et sera traité dans un prochain article sur la provenance solide ou gazeuse de l’odeur) déclenche l’odeur tant redoutée en entreprise : l’on dit alors que les chiottes sont pourries. Ce dernier utilise alors souvent un Splinter Cell mode (définition à venir) afin de s’extirper de la situation périlleuse dans laquelle il se trouve. C’est sur ces entrefaits qu’arrive notre victime émissaire, qui souvent vient juste uriner. Le délateur entre également en jeu : choqué par l’odeur et précipité par l’urgence métaphysique de désigner un coupable qui porte la faute : il désigne le premier élément qu’il rencontre comme auteur du méfait. Les masses, réduites à une pensée unique depuis que googler quelque chose est devenu la seule façon d’y répondre, s’empressent de lapider ce dernier qui n’y est pour rien : wrong place wrong time dude, too bad. Le WE est à double tranchant : vous pouvez l’utilisez à votre avantage comme en être victime : c’est l’incertitude de la vie.

Rush Hour. Le RH (à ne pas confondre avec celui qui t’envoie ta fiche de paie, faquin que tu es) désigne les heures auxquelles la pratique de notre passion devient plus hasardeuse, i.e. les heures de la journée où vous risquez les traffic jam du caca, celles ou toute la boite va aux toilettes. Les RH sont à éviter pour plusieurs raisons : risque d’inconfort perturbant la démarche aristotélicienne et la qualité du Delivery. Le RH survient habituellement aux heures qui suivent le déjeuner. Dans un souci de discrétion et de sauvegarde de leurs pratiques, les collaborateurs de PT essaient d’éviter ces heures pour aller exprimer leur verve dans les 5m² à aux heures idoines. C’est comme le métro, quand y’a moins de monde, on est mieux.

Supplies Shortage : le SS n’est pas l’officier allemand qui rappelle les plus malheureuses heures de notre histoire, la loi Gayssot a d’ailleurs été ratifiée afin que toujours, nous nous rappelions. Passons. Le SS, c’est un cas de figure qui se présente assez rarement au sein de nos belles entreprises aux moyens financiers démesurés, il s’agit d’une pénurie de papier toilettes. Afin d’éviter de tomber dans une situation de SS après démoulage, effectuez toujours un sanity check, permettant de vous assurez que l’ensemble des produits sont bien livrés dans le kit. Lorsqu’un SS se produit, priez Jésus et serrez les fesses….chez PT, nous sommes des consultants, pas des magiciens.

The Misleading Coworker : communément appelé MC, le Misleading Coworker est la personne en entreprise à laquelle on ne peut se fier. Sur la grille de la sociologie fécale, ce type d’individu est assez commun. Il n’a pas de pratiques clairement définies et fait du Cyg ® par opportunisme. A-politique, il est capable de faire un vulcano au cours d’un RH et d’accuser ses collègues sans sourciller. LE MC ne s’assume et n’assume pas ses actes. Il pense que passer du temps aux toilettes est misérable et peut être mal vu par ses collègues. Structurellement, il manque de confiance en lui  et questionne toujours ses collègues sur les pratiques fécales des autres collaborateurs afin de pouvoir focaliser l’attention sur ces derniers. « Putain Mamadou du desk Pays-Bas, le temps qu’il passe aux chiottes, c’est fou hein…tu ne trouves pas ça bizarre Jack…moi si lol…il doit dégazer pour dix le salop ». Ce type d’individu se trouve souvent au bas de l’échelle sociale (chargé de communication, assistant chef de produit, analyste, consultant associé, assistant chef de projet, stagiaire…). Son manque de confiance se traduit par une nécessité de tromper ses collègues faute de charisme et de statut social.

Le No show : inspiré du concept hôtelier caractérisant l’absence d’un voyageur lors de l’embarquement (avion/train) ou à l’heure d’arrivée prévue (hôtel, centre de vacances),  le no show illustre ici le fait de ne pas se rendre aux toilettes durant la journée de travail. L’expression est  cependant duale car à travers le mot show, on souligne également l’aspect enternainment que nous tentons de développer avec nos consultants experts. Un no show ® peut être provoqué par plusieurs facteurs différents. Il reste un des plus grands mystères de PT. On ne peut mathématiser le modèle, nous nous contenterons donc de donner des exemples concrets de no show. Si vous rechercher plus de profondeur dans le sujet de l’étude, nous vous renvoyons vers l’article wikipédia du No show. Un no show peut se produire lorsque vous travaillez en banque et que le rythme de travail est soutenu. Votre hiérarchie s’emploiera donc à limiter vos allées et venues au sein de l’étage et contrôlera vos déplacements. Dans cette optique, impossible d’aller honorer les 5m². On parlera dès lors de constricted no show. Un autre cas de figure peut être rencontré lorsque vous enchaînez les réunions (métiers du conseil, de l’audit, du journalisme). Impossible de trouver 5 minutes pour aller faire tremper Fernande. Ici on parlera plus de Fully-Scheduled No show. L’avarie matériel (eau coupée, toilettes bouchées) peut également créer le no show : on parlera de Default-Equipment no show.

Ici d’autres cas de figures que nos équipes de consultants ont recensés.

  • Les toilettes proches du bureau du boss : hierarchial-humiliation no show
  • Les toilettes sont trop éloignées de votre bureau : trip-opportunity no show
  • Votre collègue de bureau est une fille et vous avez honte d’aller aux toilettes : female-consideration no show
  • Les toilettes sont sales : hygiene-no show
  • La femme de ménage est portugaise : Portuguese-no show
  • Vous n’allez jamais aux toilettes : Never-show no show
  • Votre mère vous a toujours interdit d’utiliser des toilettes autres que les votres : Oedipian-no show
  • Les toilettes sont des toilettes turques : Nineteenth-century no show ou African-continent no show ou Paris-18ème no show
  • Vous avez la gaule toute la journée et ne pouvez aller aux toilettes :I-have-a-Boner no show

D’autres concepts à venir.

A bientôt, tendres faquins.

Publicités

Le beau est ce qui plait universellement sans concept

 Notre définition du branding

Conceptualiser des idées, un événement ou un concept, de manière lapidaire en anglais afin d’y apposer sens et contenance. D’aucun dirait « brander, c’est dire en anglais de manière simple ce qu’il aurait été difficile d’exprimer en français ».

Pourquoi un blog sur les toilettes avec des concepts en anglais ?

L’entreprise a défini sa propre langue, un dialecte mystificateur qui préconise l’usage de l’anglais au détriment du français. Cet abandon systématique du français traduit une volonté certaine de saupoudrer un discours superficiel d’une couche de modernité et de précision ; il a inspiré ce site. Singer cette Novlang,  en définissant des concepts inédits (mais connus de tous) sur la place des toilettes dans notre société est devenu le leitmotiv des jeunes cadres dynamiques qui alimentent ce blog.

Vous aurez bien compris que l’équipe PassionToilettes s’attache à cadrer et décrire un ethos longtemps sabordé par les penseurs et sociologues. En définissant des concepts connus de tous mais jamais partagés, ils tâchent de communiquer au plus grand nombre ces situations du quotidien, sur lesquelles l’homo faecis n’a souvent pas le vocable idoine. Or L’homme pense à la hauteur de son vocabulaire disait un grand philosophe et pour développer des idées et les réutiliser, il est nécessaire de pouvoir conceptualiser et d’y associer un mot. Partant d’une démarche empirique, l’équipe de passiontoilettes vous présente ici un vocable qui vous sera utile lors de vos pérégrinations en ce domaine saint.

Notre approche est technique, nous n’avons pas peur de théoriser. Notre équipe est pluridisciplinaire et a suivi un enseignement prestigieux et élitiste. Nous avons écumé les toilettes des meilleurs lycées de France, des plus grandes compagnies internationales, des plus grandes loges et corporations, sans jamais nous prosterner ni renier nos valeurs. Nous sommes des professionnels et tâcheront d’atteindre l’ambition que nous nous sommes fixés.